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De l'Amazone au bord de Seine 

Alors qu’elle y enseigne le violoncelle, c’est en Bolivie, au cœur de l’Amazonie, qu’Amandine Simon se découvre une passion pour la maroquinerie.

San Ignacio de Moxos, dans le département de Beni, c’est l’Amazonie qui devient pampa à coup de défrichage pour cultiver le soja et élever les bovins exigés par la consommation mondiale. On y vit au rythme des fêtes animistes et du générateur qui s’arrête tous les soirs à 18h.

Entre les maisons en palmes tressées et les nuées de lucioles, Amandine y apprend l’art du cuir auprès de deux familles. De la chasse à la confection, elle découvre chaque étape de fabrication. À côté des cuves à ciel ouvert où sont tannées les peaux avec des écorces d’arbres, les artisans travaillent les cuirs avec des couteaux et machettes fabriquées à la main à partir de matériaux recyclés. On tresse des liens de cuir avec toute la gamme des points de la sellerie sud-américaine.

Amandine confectionne alors des selles, des chapeaux, des ceintures pour les cowboys du coin, vit sa première prise de conscience écologique et apprend la lenteur.

De retour en France, Amandine se forme d’une façon plus académique, affine son style et rencontre Bruno. Bruno, lui, est une fleur de bitume parisien. Après un road-trip du Maroc au transsibérien, il a traversé la Chine le pouce levé pour refaire la route de la Soie et rejoindre l'Inde. Il s’établit plusieurs mois par an en Inde qu'il sillonne du Nord au Sud et déniche des étoles précieuses pour le luxe.

Suki naît quelque part entre 2015 et 2016. À la naissance de leur fille, Bruno et Amandine installent leur famille et leur atelier dans un paradis secret et insulaire sur la Seine et depuis 2020 dans le 17e arrondissement à Paris.